
La Nuit Blanche aura lieu le 2 octobre prochain ©All right reserved
La création plastique contemporaine sera au coeur de la 9ème édition de la Nuit Blanche le 2 octobre prochain à Paris de 19h à 7h du matin. Cette année, sous l’égide de Martin Béthenod, la manifestation privilégie l’intime au spectaculaire tout en gardant une programmation exigeante. Dans l’optique de resserrer les liens entre le public, les oeuvres et les artistes, cette Nuit Blanche se vivra telle une déambulation entre le centre, l’ouest et l’est parisien. L’art contemporain sous toutes ses formes envahit non seulement les lieux de culture habituels comme les musées, et les centres culturels mais aussi les jardins, les écoles et les lieux administratifs. Cette édition se déroulera simultanément en banlieue parisienne, en province mais aussi à l’international.
Au centre de Paris, le promeneur pourra entamer son parcours par la cour de l’Hôtel Dieu (place du Parvis Notre Dame dans le 4ème arrondissement), qui sera illuminée exceptionnellement par l’artiste Erik Samakh à l’occasion de son projet Lucioles. Un nuage de grains de lumière, créé grâce à la captation de l’énergie solaire, exaltera la poésie du paysage nocturne. Après la lumière, c’est au tour du son de faire parler la nuit. L’installation sonore Harmonichaos (2000) de Céleste Boursier-Mougenot, présentée dans la salle de gardes de l’Hôtel de Lauzun (14 Quai d’Anjou, Paris 4e), surprendra le spectateur avec l’originalité de son concept. Treize aspirateurs se transformeront en instruments musicaux grâce à la fixation d’un petit harmonica diatonique à l’extrémité du tuyau flexible de chaque appareil ménager.
Station suivante, l’École des Beaux-Arts (14 rue Bonaparte, Paris 6e) met en scène les baisers les plus célèbres de l’histoire de l’art du XXe siècle, via la chorégraphie-performance Kiss (2004) du Britannique Tino Sehgal. Deux danseurs se figeront par moments pour représenter des baisers inspirés de Rodin, Klimt ou encore de Koons, en transformant l’espace vaste de la cour vitrée du bâtiment en oeuvre sculpturale mobile.
Les amateurs de Stanley Kubrick auront l’occasion de revisiter plusieurs scènes de son film Eyes Wide Shut à travers la vidéo troublante Body double 22 de Brice Dellsperger qui sera projetée dans la grande salle du Châtelet (1 place du Châtelet, Paris 1er) de minuit à 7h. L’artiste propose une réflexion sur le jeu double de l’acteur et les pulsions humaines en présentant des plans rejoués par Jean-Luc Vernan qui incarne tous les rôles du film, y compris les féminins.
Ceux qui seront encore debouts à 7h du matin, heure de clôture de la Nuit Blanche, auront droit à l’assourdissante installation Snooze (2004-2010) de l’artiste algérien Faycal Baghriche qui synchronisera les alarmes de 300 radio-réveils, installés dans le salon Jean Musy de l’Hôtel d’Albret (31 rue des Francs-Bourgeois, Paris 4e). Direction l’ouest où le public s’invite place de l’Alma (Paris 8e) où Nicolas Milhé présente son installation minimale Respublica sur le parking. A l’aide des ampoules LED, qui épellent le mot latin « respublica » dans l’obscurité, l’artiste revient à l’étymologie du mot « république » et questionne le régime politique actuel.
Les noctambules de l’est parisien apprécieront largement la vidéo insolite Phone Tapping (Les Ecoutes Fantomatiques, 2009) de Heewon Lee, qui sera projetée à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris à Belleville (60 boulevard de la Villette, Paris 19e). L’oeuvre diffusera des conversations téléphoniques entre plusieurs personnes autour du sujet des fantômes avec comme toile de fond visuelle des plans aériens de la ville se Séoul adoptant le point de vue des esprits. Le Zèbre de Belleville (63 boulevard de Belleville, Paris 11e) réactivera l’installation vidéo Portraits temps réel(1994) de Rebecca Bournigault qui présuppose l’implication du public. Le spectateur sera appelé à s’asseoir sur une chaise face à une camera et à se confronter à sa propre image diffusée sur un écran géant sous le regard des autres. (source : Relaxnews)

Nuit Blanche pas terrible malgré notre itinéraire court :
l’ Hôtel Dieu inaccessible ou 3 h de queue, 15 Quai St Michel ne correspondait pas à la présentation de l’animation, Collège des Bernardins fermé avant l’heure.
Total retour avec la 14 seul truc marrant où les stations étaient annoncées en japonais, décalé et marrant.
Ecouter de la musique visuelle et même en jouer!!! Eglise St-Merri près de Beaubourg (78 rue de la Verrerie, Paris 4e) de 20h à 1h du matin….