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Catégorie(s) | Musique, Politique

Orelsan : Ségolène Royal s’exprime concernant les Francofolies

orelsanL’affaire ne cesse de prendre de l’ampleur. Le rappeur Orelsan a été déprogrammé du Festival des Francofolies de La Rochelle. Sa prestation au Printemps de Bourges avait également soulevé quelques protestations mais finalement, il avait pu s’y produire. De nombreux artistes dénoncent la déprogrammation du rappeur.  Pourquoi Orelsan fait-il tant parler? C’est une chanson et un clip intitulé « Sale Pute » qui fait débat et partage l’opinion. A noter toutefois que cette chanson n’est pas chantée sur scène.

L’affaire Orelsan est en train de devenir une affaire politique… Évocation de pressions de la part de Ségolène Royal pour cette déprogrammation? La principale intéressée s’est exprimée ce 14 juillet.

Suite à la déprogrammation d’un rappeur du festival des Francofolies, Ségolène Royal appelle chacun à garder son calme et à ne pas raconter n’importe quoi. Aujourd’hui en France une femme meurt sous les coups tous les trois jours. La lutte contre les violences faites aux femmes ne tolère aucun laxisme.
Toutes les affirmations de menace pour obtenir la déprogrammation du rappeur, de même que toutes les allégations de chantage à la subvention sont fausses et diffamatoires. En revanche Ségolène Royal assume avoir sollicité des informations auprès des organisateurs des Francofolies après avoir été saisie par des associations de lutte contre les violences faites aux femmes, et avoir exprimé sa satisfaction à l’annonce de la déprogrammation du rappeur d’un des plus importants festivals de la région qu’elle préside.
Est-il en effet tolérable qu’un chanteur appelle au meurtre et à la violence contre les femmes, pas seulement dans une chanson mais dans plusieurs, qu’il menace de les « marie-trintigner », de les « avorter à opinel » ?

Tous ceux qui se sont déclarés solidaires de ce rappeur, messieurs Lefevre et Paillé de l’UMP, mais aussi Lang ont perdu une occasion de se taire.
Ségolène Royal le réaffirme : la lutte contre les violences faites aux femmes ne souffre aucune faiblesse et aucun compromis.


1 Commentaire pour “Orelsan : Ségolène Royal s’exprime concernant les Francofolies”

  1. Max dit :

    PARIS (AFP) — L’association des Elu-e-s contre les violences faites aux femmes (ECVF) a soutenu lundi la position « courageuse et honnête » de Ségolène Royal, qui en tant que présidente de région avait souhaité que le rappeur controversé Orelsan ne se produise pas aux Francofolies de La Rochelle.

    « Nous soutenons Ségolène Royal, dont nous estimons la position courageuse et politiquement honnête », indique l’ECVF dans un communiqué.

    « Courageuse, car le combat contre le sexisme paie peu en termes de reconnaissance médiatique, politique ou sociale. Honnête, car (…) Ségolène Royal est engagée depuis une quinzaine d’années contre les violences faites aux femmes », précise l’association « qui rassemble des élus de tous les partis politiques républicains de gauche comme de droite ».

    La déprogrammation du rappeur Orelsan des Francofolies a pris un tour politique, les critiques se concentrant sur la présidente socialiste de Poitou-Charentes. Si le festival a nié toute pression, celle-ci n’avait pas caché sa satisfaction après la déprogrammation du rappeur.

    « Depuis qu’Orelsan a été déprogrammé des Francofolies, Ségolène Royal est prise pour cible », déplorent ces élus, faisant valoir que « d’autres personnalités politiques de différents partis ont aussi dénoncé le caractère inadmissible des paroles d’Orelsan, sans s’attirer autant d’animosité », citant notamment Dominique Bussereau (UMP), Christine Albanel (UMP), la députée Marie George Buffet (PC), le président de la région Centre François Bonneau (PS), ou l’adjoint au Maire de Paris Christophe Girard (PS).

    « Si les femmes n’étaient pas considérées comme des citoyennes de seconde zone, l’+affaire Orelsan+ n’aurait même pas eu lieu : car de tels chanteurs ne seraient pas programmés, tout comme ne le sont pas des chanteurs ou des artistes aux messages racistes ou antisémites », estime l’ECVF.

    « Pourquoi n’agite-t-on l’épouvantail de la censure que lorsqu’il s’agit de sexisme ? », interroge l’association, qui demande « une prise de conscience politique de la dangerosité du sexisme et du machisme érigés en culture ».

    « Presque tout le répertoire du chanteur, et non seulement la chanson +Sale Pute+, fait l’apologie des violences sexistes et sexuelles », assure l’association, qui cite la chanson « Suce ma bite pour la Saint-Valentin ».

    Pour ECVF, la liberté d’expression « connaît des limites : l’appel à la haine et au meurtre », et estimant que « Orelsan a dépassé toutes ces limites ».

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